mardi

spectatrice de la chute du ènième chateau de carte de ma vie qui s'écroule..




je me réveille le matin, ne pensant à autre chose qu'à me recoucher le soir venu, et pourtant en temps voulu, qu'est ce que je tarde, je pense, me tourne puis me retourne: le jour suivant me nargue de ses rayons. je suis comme bloquée dans cet espace/temps ou tout semble s'acharner. et j'attends. c'est "normal" tout est censé se passer comme ça. le dû de chaque acte. ces faits qui s'emboitent les uns aux autres pour devenir un tout. je n'aime pas l'odeur que porte l'air ces derniers temps. ça sent la fin. d'une époque, d'une année, d'un amour. je déteste l'inévitable. mon impuissance face lui. je voudrais dire non à cette fin. et à tout ce qui va avec mais je vois bien que je perds toutes mes forces à tenir cette corde qui brule les paumes de mes mains. ça m'échappe. et je ne peux rien faire. je ne peux pas forcer le temps qui passe à revenir en arrière. je suis là, toute petite, spectatrice de la chute du ènième chateau de carte de ma vie qui s'écroule. je n'ai qu'à lâcher prise. mais je résiste encore.